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Crazy or King

While reading, King’s Cross:The Story of the World in the Life of Jesus, by Tim Keller, a quote in chapter 4 particularly stood out to me. It merits being carefully thought through.

Many people say, “Sure, I believe that Jesus is a great teacher, but I can’t believe what they say about him being God.” That creates a problem, because his teaching is based on his identity claim … Here is how historian N.T Wright puts it: “How can you live with the terrifying thought that the hurricane has become human, that the fire has become flesh, that life itself became life and walked in our midst? Christianity either means that, or it means nothing. It is either the most devastating disclosure of the deepest reality of the world, or it is a sham, a nonsense, a bit of deceitful playacting. Most of us, unable to cope with saying either of those things, condemn ourselves to live in the shallow world in between.” He’s right. I believe you’ll see that in the end you can’t simply like anybody who makes claims like those of Jesus. Either he’s a wicked liar of crazy person and you should have nothing to do with him, or he is who he says he is and your whole life has to revolve around him and you have to throw everything at his feet and say, “Command me.” Or do you live in that misty “world in between” that Wright says no one can live in with integrity? Do you pray Jesus when you’re in trouble, and otherwise mostly ignore him because you get busy? Either Jesus can’t hear you because he’s not who he says he is – or if he is who he says he is, he must become the still point of your turning world, the center around which your entire life revolves.

That is pretty loaded! Either Jesus was a crazy person and we should ignore him or he is King and we need to follow him! We can’t try to make him into something in between. What do you think?

 

5 bonnes habitudes pour 2012

Je crois avoir trouvé mon texte pour l’année 2012. Ou bien peut-être que c’est plutôt le texte qui résume l’année 2011. Les deux tiens! En plus, ça tombe bien puisque c’est le passage de ma prochaine prédication à l’Église du Bon Berger.

Peux-tu deviner le passage? ……. Non, pas celui-là…… Ni celui-là. OK, le voici :

À vous maintenant qui dites : « Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent », vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain! En effet, qu’est-ce que votre vie? C’est une vapeur qui paraît pour un instant et qui disparaît ensuite. Vous devriez dire, au contraire : « Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. » Mais en réalité, vous vous montrez fiers de vos fanfaronnades. Toute fierté de ce genre et mauvaise. Si donc quelqu’un sait faire ce qui est bien et ne le fait pas, il commet un péché.   – Jacques 4 : 13 à 17

Alors en 2012 voici 5 bonnes habitudes à cultiver en appliquant le passage :

  1. Attention les fanfaronnades… Reconnaître la fragilité de ma vie, que je ne contrôle pas grand-chose, que la vie est brève, que mes projets ne sont pas toujours si extraordinaires que je le pense
  2. Je ne dirai pas « si Dieu le veut » à la fin de chaque phrase… mais j’aimerais chaque matin me rappeler que si je me lève c’est que Dieu me donne la vie encore aujourd’hui
  3. Veiller à ce que les ceci et les cela de ma vie soit le reflet de la réalité que c’est Dieu qui me donne la vie
  4. Par la grâce de Dieu, faire le bien que je sais faire
  5.  Aimer la vie que Dieu me donne chaque jour et la vivre pleinement

Notre raison d’être

J’ai eu une conversation bien stimulante avec un pasteur de la région aujourd’hui. Dans la tradition réformée de l’église, qui m’influence beaucoup, il est généralement dit que la raison d’être de l’être humain est de glorifier Dieu en prenant plaisir en lui pour toujours (première déclaration du catéchisme de Westminster). En parlant avec mon ami, j’étais d’accord avec lui que cette déclaration, bien que contenant quelque chose de vrai, ne place peut-être pas l’emphase à la bonne place. Ne nous serait-il pas mieux de dire (ou de manière semblable) : « Étant aimé et crée par Dieu, la raison d’être de l’être humain est d’aimer Dieu et d’aimer notre prochain. » Quand cela est réel, Dieu est glorifié et notre joie est complète. (Marc 12:28 -31; Romains 5:8; 1 Jean 1:1 -4; 4:19)

Je pense que cette distinction est importante. La déclaration traditionnelle, il me semble, fait de Dieu un Dieu éloigné que nous devons aspirer, en lui étant agréable, à glorifier. Il semble distant et nous semblons si petits. Puis nous faisons tous nos efforts, par la grâce de Dieu bien sûr (ou peut-être pas), de vivre d’une manière à lui rendre gloire. Je pense toutefois qu’il y a un petit danger ici d’encourager une croissance par les oeuvres et le devoir religieux.

La deuxième affirmation débute aussi avec Dieu, car il nous a aimés le premier. Elle met l’accent sur Dieu qui est l’initiateur de la vie et de notre salut. L’accent est mis sur la réalité relationnelle qui existe en Dieu et que Dieu a placée en nous. Elle nous invite à nous laisser aimer par Dieu. Puis, animer par cet amour nous l’aimons parce qu’il nous a aimé le premier et nous aimons notre prochain. Tout comme Dieu est venu vers nous, nous allons vers notre prochain. Dans la dynamique relationnelle qui s’en suit nous prenons plaisir en Dieu et en la réalité de son royaume. L’évangile se dévoile et Dieu est glorifié.

Il me semble qu’il est mieux d’avoir cela comme point de départ, car notre point de départ influence ensuite notre manière de concevoir Dieu et son royaume. Nous pourrions certainement le dire de différente façon, mais je pense que de façon générale, ceci est plus juste que la déclaration réformée traditionnelle.

Qu’en penses-tu? L’exprimerais-tu différement? Trouves-tu la première déclaration satisfaisante?

Une maman qui m’inspire

Il y a plusieurs maman qui m’inspire et pour différentes raisons. Anne est une maman dans la bible qui m’inspire. Voici ce que j’admire chez elle:

Sa confiance en Dieu. ( 1 Samuel 1: 1-28) Avoir gardé sa promesse de donner son enfant pour le service de l’Éternel après trois ans (ou plus) de sevrage m’épate! Sa confiance en Dieu dépassait ses sentiments maternels. Assurément ça n’a pas dû être facile. Je ne nie pas ça. Mais la confiance qu’elle a en Celui qui lui a donné ce fils surpasse la douleur du détachement. Cela m’inspire…

Ce qu’elle a découvert au sujet de Dieu. ( 1 samuel 2:1-11) Comment peut-elle louer le Seigneur juste après avoir laissé son fils au temple sachant qu’elle ne le reverrait qu’un an plus tard? Elle était bouleversée parce qu’elle avait découvert au sujet de l’Éternel (1 Samuel 1:16). Grâce à l’expérience spirituelle qu’elle a vécue, les attributs de Dieu – sa souveraineté, son éternité, sa bonté et sa sainteté – prennent une signification profonde. Elle sait exactement à qui elle donne son fils… À celui qui est le plus digne qui soit pour en prendre soin. Cela m’inspire…

Sa vie de prière. (1 Samuel 2:12-36) Je crois qu’Anne était une femme de prière. Je crois qu’elle était proche de Dieu dans la prière et que cela a fait une différence dans la vie de son fils. Aussi, sa foi à été mise à l’épreuve. Les autres jeunes hommes qui étaient autour de son fils étaient les fils d’Élie. Ces derniers déshonorraient le temple et le service sacré qui lie Israël à son Dieu. Et Anne espérait en Dieu pour son fils. Malgré les mauvaises influences. Cela aussi m’inspire…

Bonne fête des mères à toutes!

Les mensonges que l’on croit au sujet de nous-mêmes (conclusion)

« Je ne devrais pas avoir à vivre avec des désirs insatisfaits »

Nous avons adopté ce mensonge et croyons qu’il existe ou qu’il devrait exister une solution (rapide et simple de préférence) pour chacun de nos désirs non réalisés. Nous sommes encouragés à identifier nos désirs et à tout faire pour les réaliser. Si tu as faim, mange! Si tu as besoin de décrocher, paye-toi un voyage! Si tu as envie de quelque chose que tu ne peux pas te permettre de payer, achète-le à crédit! Si tu n’es pas satisfaite de ton conjoint, va vers quelqu’un d’autre.

Quelle est la vérité qui nous rend libres de l’esclavage de ce mensonge? Il faut réaliser que nous aurons toujours des désirs insatisfaits dans cette vie. Notre âme soupire à se retrouver dans cet état de bien-être, comblé, en relation avec notre créateur. Nous soupirons après cette plénitude, cette joie. Mais ce n’est pas possible ici-bas. C’était comme ça dans le jardin d’Éden avant la chute. Mais depuis que le péché et la mort sont entrés dans le monde, ce n’est plus possible. Cette condition sera rétablie que lorsque nous serons au ciel avec Dieu (la bible nous dit qu’il n’y aura plus de pleurs, plus de souffrances, de maladie, d’insatisfactions au ciel).

Et si nos besoins étaient comblés ici bas, nous voudrions bien rester ici. Notre âme ne soupirerait pas à un endroit meilleur.

Il est important de comprendre que nos désirs profonds ne sont pas nécessairement mauvais en eux-mêmes. Ce qui n’est pas juste, c’est d’exiger qu’ils soient satisfaits instantanément, ou de vouloir y répondre de façon illégitime.

Ex. : les désirs sexuels. Je peux croire que si j’ai des désirs sexuels j’ai le droit de les satisfaire comme je veux, quand je veux, et avec qui je veux. Pourtant c’est un vrai besoin. Ce n’est pas mauvais. Ce n’est pas injuste de les satisfaire selon le plan de Dieu, le timing de Dieu et dans son contexte : le mariage. Ex. : la faim c’est un réel besoin de manger, mais c’est illégitime de me gaver pour combler les désirs et les aspirations de mon cœur.

Chères sœurs, rien ni personne ne pourra jamais combler les désirs les plus profonds de mon cœur. C’est une vérité libératrice quand on se l’approprie. Ni mon mari, ni mes enfants, ni mes amies, ni mon pasteur, ni mon Église, ni mon groupe-vie, ni mes parents, ni ma mentore, ni mes projets, ni mon argent, ni mes accomplissements, ni ma carrière… RIEN!

Tout ici bas est susceptible de nous décevoir un jour. Et nous sommes d’ailleurs susceptibles de décevoir les autres nous aussi! Les choses peuvent brûler, se casser, être volée ou perdues. Les gens peuvent déménager, changer, manquer à leur devoir ou mourir. Si je crois que quelque chose ou quelqu’un est censé combler mes besoins, je vais vivre dans un état de déception perpétuel! Dieu a créé l’être humain avec l’incapacité de trouver la plénitude ailleurs qu’en Lui.

Peu importe la saison de la vie dans laquelle on se trouve présentement, rappelons-nous que c’est en Dieu Seul que je peux chercher la satisfaction de mes besoins les plus profonds et criants de mon cœur.

Conclusion

Si tu crois en ce moment l’un ou bien plusieurs des mensonges, j’aimerais te dire quelques choses. Premièrement, nous sommes tous dans le même bateau. Nous avons toutes des domaines dans lesquels Dieu veut nous relever. Nous avons chacune nos batailles. Tu n’es pas seule.

J’aimerais qu’on se demande honnêtement aujourd’hui :

  • Est-ce que j’ai cherché à mettre ma valeur dans ce que les autres pensent de moi ou dans ce que je fais?
  • Est-ce que j’ai cherché à me concentrer d’avantage sur moi que sur les autres?
  • Est-ce que j’ai négligé de renoncer à moi-même dernièrement pour me concentrer sur les autres?
  • Est-ce que j’ai cru que j’étais une victime et que je ne pouvais pas changer?
  • Est-ce que j’ai cherché à revendiquer mes droits de façon malsaine?
  • Est-ce que j’ai cherché à combler mes besoins à un tel point que mon attitude en dépendait?

Si le Seigneur te montre que tu crois à l’un ou plusieurs de ces mensonges, la solution est la repentance. Va à Dieu, tel que tu es. Demande-lui pardon. L’ennemi voudrait que tu te sentes honteuse et coupable, mais Dieu veut que tu marches la tête haute. Tu peux aller à Lui la tête haute parce qu’il veut te pardonner et te relever! Dis-lui que tu veux marcher dans la vérité. Dis-lui que tu crois qu’avec Lui, ta vie et ton quotidien peuvent être différents. Pas à cause de ce que tu peux faire, mais à cause ce qu’Il a fait et peut faire! Vas-y, abandonne à ses pieds tes fardeaux. Et tu gouteras à nouveau à la joie!

Les mensonges que l’on croit au sujet de nous-mêmes (partie 4)

« J’ai mes droits! »

Dans notre culture, c’est devenu notre mot d’ordre! Je veux clarifier tout de suite qu’il y a des situations où c’est la bonne chose à faire de se battre lorsqu’il s’agit d’une juste cause par ex. : le trafic des enfants dans le monde. Ce dont je veux parler aujourd’hui c’est d’exiger des choses sous prétexte que cette chose m’est absolument due et que si je ne l’ai pas, attention! Je vais me rebeller et j’aurai raison de le faire, j’aurai le droit!

En réalité, on constate que les relations épanouies ne sont pas le produit d’une revendication, mais bien d’un renoncement. Ex. : le code de la route « ne cédez pas le passage » au contraire « Cédez le passage ». Il en est de même dans notre vie.

De nos jours, on vous certifie que vous avez droit :

Au bonheur, d’être comprise, à l’amour, à la romance, à l’épanouissement sexuel, à un certain niveau de vie, à des avantages sociaux, à un mariage heureux, à des liaisons amoureuses, respectées de vos collègues de travail, être valorisée par votre mari et vos enfants, à du temps libre, à tant de semaines de vacances, une bonne nuit de sommeil… Et le plus important : « si l’un de vos droits n’est pas respecté, vous êtes en droit de protester! » Vous êtes en droit d’être en colère. Vous êtes en droit d’être déprimée. Vous êtes en droit de prendre des procédures et d’exiger qu’on vous fasse droit!

Dans tout ce que j’ai nommé, il y a beaucoup de ces choses qui sont légitimes. La ligne est mince. C’est vraiment à partir du moment que j’exige ces choses que je traverse la clôture et que je pèche.

Regardons l’exemple de Jonas qui nous démontre combien nous, les êtres humains, avons tendance à réclamer nos droits et à nous fâcher lorsque ceux-ci ne sont pas pris en compte.

Jonas pensait qu’il avait le droit de détester les païens de Ninive, en droit de voir le jugement de Dieu les frapper et en droit d’exercer son ministère là où il le souhaitait. Mais lorsque Dieu n’a pas agi comme le prophète l’avait pensé « cela a fort déplu à Jonas , et il était irrité » 4 : 1         Il s’est tant irrité qu’il a demandé à Dieu de lui ôter la vie. Ses pensées suicidaires étaient une conséquence de sa mauvaise humeur et de sa colère. Lorsque Dieu a répondu à Jonas, il n’a pas cherché à caresser son moi. Il a posé la question de ses droits : « Fais-tu bien de t’irriter? » (4 : 4) et il n’a pas répondu. Plus tard, Dieu fit pousser un Ricin pour faire de l’ombre à Jonas. Et ce dernier a éprouvé une grande joie. Voyez-vous à quel point les états d’âme de Jonas étaient liés à la manière dont on prenait en compte ses droits? Quand Dieu a démontré sa miséricorde aux gens de Ninive que Jonas détestait, il fut irrité et mécontent. Quand Dieu l’a réconforté en lui donnant de l’ombre avec un ricin, il était content! Jonas croyait qu’il avait le droit de contrôler sa vie ainsi que les circonstances, qu’il était en droit d’exiger que les choses se passent comme il l’entendait, et que, si ce n’était pas le cas, il était en droit d’être irrité. Son obstination à réclamer ses droits faisait de lui quelqu’un d’instable émotionnellement, isolée, et le privait de la communion avec Dieu. Dans nos vies de couple, dans nos relations avec nos enfants, nous ne réalisons pas toujours que l’on est en train d’exiger quelque chose. Et ça nous amène sur le sentier du traitement du silence, du boudage… ou encore de la crise de nerfs.

Le seul moyen d’échapper à nos montagnes russes émotionnelles est d’abandonner mes droits à Celui qui me fera justice, à Celui qui en réalité les détient tous.

Les mensonges que l’on croit au sujet de nous-mêmes (partie 3)

« Je ne peux pas changer »

Est-ce que parfois tu te dis que tu ne peux pas vraiment changer? Que tes parents étaient comme ça et que de ce  fait, tu l’es aussi. Que c’est probablement héréditaire! Peut-être tiens-tu ta famille responsable pour tes problèmes. Peut-être te dis-tu que ça ne vaut même pas la peine d’essayer. Que c’est perdu d’avance! Vois-tu des choses dans ta vie que tu aimerais voir changer ou qui, tu le sais, déplaisent au Seigneur?

Ce n’est pas facile de reconnaitre que nous sommes personnellement responsables de nos choix. Mais c’est nécessaire! Sans quoi nous pouvons devenir confortables dans notre « merdier » et il devient plus facile de nous justifier et de ne pas changer.

Voici quelques exemples du quotidien qui nous montrent comment il nous est facile de nous justifier :

  • Notre maison est si petite que tout m’énerve.
  • Mon travail est si stressant que je ne peux m’empêcher d’être impatiente avec mon mari et mes enfants.
  • C’est parce que j’ai mes règles.
  • Ce sont mes hormones qui déraillent (ménopause, SPM)
  • Ma mère n’a pas été une vraie mère pour moi. Je n’ai aucun exemple à suivre pour élever mes enfants.
  • Mon ex-mari me critiquait constamment; il a détruit mon estime de soi, il n’y a rien à faire.
  • Je n’ai jamais appris à faire les choses comme ça. Personne ne me l’a enseigné.

C’est la même chose qui ressort dans ces exemples : si je suis tel que je suis, c’est à cause des autres (de mes parents). Je peux penser que je suis victime de la vie et je ne fais que réagir aux blessures qui m’ont été infligées. Mais nous ne sommes pas obligées de vivre en victime.

Quand nous regardons Ève, nous voyons que parents, conjoint et enfants n’étaient pas la cause de sa souffrance. Son environnement non plus (jardin d’Éden). Elle a dû se rendre à l’évidence. Le problème était venu de son propre cœur. Elle a pris une décision personnelle et ne pouvait pas rejeter la faute sur les autres. (Je parle ici des conséquences reliées à mes choix non pas des vrais tord qui m’ont été fait ou un sentiment de se sentir responsable pour tout et rien).

Le mensonge : « je ne peux pas changer », fait de nous des pauvres victimes vis-à-vis notre entourage et nos circonstances. L’ennemi de notre âme sait bien que si nous croyons que nous ne pouvons pas changer, nous ne changerons jamais! Nous pouvons être esclaves longtemps de ce mensonge si nous croyons être condamnées à échouer, pécher et vivre frustrées.

La vérité c’est que nous pouvons choisir. Nous sommes responsables de nos décisions. Nous pouvons être transformée, pas avec nos propres efforts, mais par la puissance de l’esprit de Dieu. Une fois que nous reconnaissons la vérité et que nous nous y soumettons, nous pouvons être délivrées des chaines du passé, de nos circonstances et même des mauvaises habitudes les plus profondément enracinées en nous.

Oui, avec Jésus, c’est possible et il y a de l’espoir!

Crois-tu quelque part dans ton coeur que tu ne peux pas vraiment changer? Quel impact a ce mensonge sur toi?

Les mensonges que l’on croit au sujet de nous-même (partie 2)

« Je dois apprendre à m’aimer moi-même »

De nos jours on parle beaucoup de problème d’estime de soi. Les psychiatres le constatent chez leurs patients, les enseignants chez leurs élèves, les pasteurs chez ceux qu’ils conseillent, les parents chez leurs enfants et un grand nombre de personnes le constatent dans leur propre vie! (même ceux que j’ai nommés ci-haut qui sont censés aider les autres) « Apprenez à vous aimer! Apprenez à mieux vous aimer, à plus vous aimer! », entendons-nous souvent un peu partout. Nous cherchons désespérément à améliorer notre estime de soi et celle de nos enfants. « Pense à toi! Tu le mérites bien! Fais attention pour ne pas t’oublier là-dedans! » À la lumière de la Parole de Dieu, ceci est une séduction, une déformation de la vérité, donc un mensonge. Nous avons été créés à l’image de Dieu. Dieu nous aime et nous sommes précieux à ses yeux. Jésus a enseigné que c’est en perdant notre vie que nous le retrouveront. Le message nous invitant à nous aimer soi-même conduit plutôt à la solitude et la détresse.

Est-ce que parfois tu te dis : « je ne me suis jamais aimé! ou je ne m’aime pas! »? Ou dis-tu parfois : « son problème à elle c’est qu’elle ne s’aime pas! » J’aimerais que l’on regarde ensemble ce que la bible dit. Elle nous dit que nous nous aimons et même énormément. Lorsque Jésus nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, il ne veut pas dire que nous devons apprendre à nous aimer nous-mêmes pour pouvoir aimer les autres. Il veut que nous accordions aux autres la même valeur que nous nous accordons à nous-mêmes.

Ex. : Si j’ai un mal de dents, je vais essayer de trouver la cause et je vais faire tout ce que je peux pour m’en débarrasser. Si je ne m’aimais pas, je l’ignorerais. Mais si quelqu’un d’autre à un mal de dents, il est facile d’être indifférente à ses besoins (c’est son problème). S’aimer soi-même c’est naturel. Aimer les autres ne l’est pas. C’est ce que dit Paul dans Eph 5 : 28-29 lorsqu’il dit que le mari doit aimer sa femme comme (il aime instinctivement son propre corps), car jamais personne n’a haï sa propre chaire, mais il la nourrit et en prend soin.

Et si nous sommes si facilement blessées, c’est parce que nous nous aimons beaucoup. Sans quoi nous serions indifférentes au rejet, à la négligence et aux mauvais traitements. Nous voulons être acceptées, chéries, reconnues, estimées. Et cela n’est pas mal. Ce sont des besoins légitimes de tout être humain.

Jésus nous propose une autre façon de vivre. C’est d’apprendre avec la grâce de Dieu à renoncer à nous-mêmes. Avec Dieu, nous pouvons apprendre à renoncer à nous-mêmes pour faire ce qui n’est pas naturel : aimer Dieu et les autres.

Nous n’avons pas besoin de nous aimer davantage, mais bien de nous ouvrir avec l’Esprit de Dieu à l’immense amour qu’Il a pour nous et d’accepter son plan pour notre vie.

Une fois que nous avons reçu son amour, nous n’avons pas besoin de nous comparer aux autres. Au lieu de nous tourner vers nous-mêmes, nous devenons des canaux par lesquels son amour peut se déverser sur ceux qui nous entourent.

Les mensonges que l’on croit au sujet de nous-mêmes (partie 1)

mensonge au sujet de nous-mêmes (1)

Je vous présente cette semaine une série de 5 mensonges que l’on croit à propos de nous-mêmes. C’est ce que nous avons regardé ensemble les femmes de l’Église dans le mois de janvier. Voici le premier mensonge :

« Je ne vaux rien » « J’ne vaux pas grand-chose »

Est-ce que tu as déjà entendu ces paroles : « Tu n’es bonne à rien! Tu n’es pas à la hauteur! J’aurais voulu un garçon! Tu étais un accident! Regarde, une telle, comment elle fait bien ça! »? Que ça soit ce genre de propos ou encore l’absence de parole affirmative et positive à ton égard tu as peut-être un jour cru ce mensonge que tu ne valais pas grand-chose. Cette pensée est toujours présente sur la toile de fond de tes pensées.

Mais d’où vient ce mensonge? C’est souvent dû à des remarques qu’on nous a faites dans notre enfance. Ce genre de remarques laisse des traces sur un cœur encore malléable. C’est parfois suffisant pour marquer toute une vie.

J’aimerais vous donner un exemple visuel de ce qui se passe. Imaginez une chandelle. Qu’arrive-t-il si nous versons de l’eau bouillante dessus? La cire fond et des crevasses se forment. C’est ce qui est arrivé à notre cœur en entendant des commentaires comme nous avons mentionné tantôt. Quand on se retrouve dans une situation ou une conversation et que soudain on ressent un malaise, c’est comme si l’on versait à nouveau de l’eau bouillante sur les crevasses de notre cœur qui se creusent un peu plus. (Rappelons-nous ici que c’est quelque chose que l’on a subi. Ce n’est pas de notre faute). Il vaut la peine d’être sensible à l’Esprit de Dieu et ce qu’il veut nous montrer parce que si nous ne sommes pas conscientes de ce qui se passe dans notre cœur, nous allons reproduire ces comportements sur les autres.

Une chose qui se produit aussi c’est que notre perception de nous-mêmes et le sentiment de notre propre valeur en viennent à dépendre de l’opinion des autres. Parfois, les commentaires de ceux qui nous entourent sont vrais et utiles. Mais ce n’est pas toujours le cas. Autres fois, c’est nous qui interprétons mal parce que notre perception est erronée.

Es-tu une femme (ou un homme) qui cherche désespérément à être approuvée? Cherches-tu souvent à gagner la faveur des autres? Essaies tu (consciemment ou non) de contrebalancer les commentaires négatifs et blessants qui t’on fait croire que tu n’étais bonne à rien? Est-ce que même tous les éloges ne peuvent te rassasier? Il suffit d’une critique pour que tu sois à nouveau effondrée. Et bien cela se produit si nous laissons les autres déterminer notre valeur. Nous ne le réalisons peut-être pas, mais nous sommes en train de donner beaucoup de pouvoir aux autres.

Regardons ce que Jésus pensait de l’opinion des autres. Ce qui comptait pour lui n’était pas ce que les autres pensaient de lui, bien ou mal, mais la vérité exprimée par Son Père : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu » 1Pierre 2 : 4 Jésus a été rejeté par les hommes, ceux qu’il avait créés pour lui, ceux qu’il avait aimés et pour qui il donna sa vie! Mais ce n’était pas cela qui déterminait sa valeur. Jésus était choisi par Dieu, voilà ce qui le rendait précieux.

Lorsque Dieu a envoyé son Fils unique, Jésus, sur cette terre porter le poids de nos péchés à la croix, il nous a estimés à un prix. Il a déclaré que la valeur de notre âme était très grande. Assez grande pour donner sa propre vie.

As-tu un jour cru ce mensonge que tu ne valais rien ou pas grand-chose? Quel impact cela a-t-il eu dans ta vie?

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