Francis Chan partage sa perspective du ministère
Francis Chan en entrevue nous explique les leçons de ministère qu’il a appris et pourquoi ces leçons ont changé sa perspective du ministère et ont mené aux changements entrepris dans son église locale.
Vous pouvez lire l’entrevue ici
L’article vaut la peine d’être lus. Surtout si tu t’intéresse à la vie de l’église locale et au leadership de l’église. Francis n’est pas mal à l’aise de revoir nos façons de faire et j’aime bien cela de sa part.
Après avoir lu l’article, dis-nous ce que tu en penses. Est-ce que retiens certaines choses?
Les attentes, les reproches et nos réactions
Pas facile de se taire et simplement écouter lorsque quelqu’un nous fait plein de reproches. Surtout lorsque les reproches sont accompagnés de peu, ou bien pas du tout, d’encouragement.
J’ai vécu cela dernièrement et malgré que la conversation (durée de 2hr) ce soit bien terminé, elle fut très décourageante et désagréable dans l’ensemble.
Je retiens 3 choses, en autres, de cet échange et je vous les partage pour que nous puissions en retirer des leçons.
Premièrement, je réussis mal à accepter les reproches. J’ai le réflexe de vouloir me défendre et me protéger plutôt que de juste écouter. Je finis par écouter et comprendre, mais habituellement je commence par la défensive. Il y a beaucoup d’orgueil là-dedans ainsi que la crainte de ne pas être à la hauteur. L’humilité accepte les reproches sans crainte. De plus, plus nous trouvons notre sécurité en Jésus, plus nous sommes en mesure de recevoir des reproches (que celles-ci soient bien fondées ou non) et les considérer. Cela est difficile et ce soir je n’ai pas très bien réussi au départ, mais je pense m’être rattrapé par la suite. Je dois m’exercer à laisser les gens remettre en question mon leadership et écouter même quand c’est fait maladroitement.
La deuxième chose que je retiens de cet échange est que les gens ont des attentes à notre égard. Je le savais mais je me le suis fait rappeler. Ces attentes sont parfois bonnes et normales, mais aussi souvent exagérées et irraisonnables. Il serait facile de s’écrouler sous la pression des attentes des autres surtout si nous ne sommes pas convaincu et ferme dans ce que nous croyons être notre rôle et nos priorités. Je ne me prends pas pour un surhomme et cela peut être décevant pour des gens qui pensent que les pasteurs sont des surhommes. Toutefois, je dois être sensible aux déceptions des gens même si je ne peux pas tout les satisfaire car ces déceptions révèlent des besoins réelles.
La troisième chose que je retiens de cet échange est que si les reproches ne sont jamais accompagnés d’encouragement nous ne nous faisons pas de bien. J’aime être encouragé, alors je veux m’assurer d’être une personne qui encourage les autres et souligne le progrès et pas juste les lacunes et les erreurs chez les autres. Il n’y a rien de motivant à faire des efforts pour quelqu’un qui voit juste les erreurs et les manquements.
Toi, comment réagis-tu aux reproches? Es-tu une personne de tendance exigeante envers les autres? As-tu l’habitude d’encourager ceux qui sont autour de toi?
Deux bons articles
Si tu as un peu de temps aujourd’hui et que tu lis l’anglais, voici deux bons articles qui donne un aperçu de ce qui peut se passer dans le coeur et les pensées de vos leaders.
Le premier est écrit par Francis Chan et le deuxième par Chris Stephens. Ce sont deux articles qui touchent certains éléments de mon partage à l’église du Bon Berger il y a 2 semaines.
Francis Chan nous offre un partage honnête et transparent qui touche particulièrement la discipline spirituelle des leaders. Chris Stephens soulève une dur réalité dans la vie des leaders, la tendance à toujours penser avoir besoin autre chose pour que l’église se porte bien.
J’aime ça comme cela
Il y a des jours comme aujourd’hui où est-ce que je n’arrive pas à me concentrer sur ce que j’ai à faire parce que mes pensées vagabonde et se promène d’une maison à l’autre. Je pense aux gens de l’Église du Bon Berger. Cela est certainement une bonne chose et je pense à eux (vous) souvent, régulièrement même. Tout ce que je fais est en fin de compte d’une manière ou d’une autre orienté vers eux. Mais ce matin, comme il m’arrive parfois, c’est un peu différent. Mon cœur est plutôt lourd alors qu’il est porté vers certaines personnes et certains besoins. Il y a un mélange de peine et de frustration. Un mélange d’espoir et de découragement. Un mélange d’enthousiasme et d’un désir de laisser tomber.
Il devient parfois difficile de porter à la fois des joies et des peines. Bien que ceci soit vrai pour chacun d’entre nous qui sommes en relations les uns avec les autres, entant que pasteur cette réalité est multiplié. Simultanément se réjouir d’un côté et pleurer de l’autre. Simultanément être rempli d’espoir pour l’avenir d’un côté et la remettre en question d’un autre. Simultanément être excité à l’idée de demain d’un côté et se demander à quoi ça sert de l’autre. Simultanément être heureux de voir la croissance chez certains et dépassé par la confusion qui règne chez d’autres.
Comprenez bien, je ne suis pas entrain de me plaindre et je ne voudrais pas que ce soit autrement. Je ne suis pas surpris que ce soit ainsi. Je vous ouvre tout simplement la fenêtre un peu pour que vous puissiez voir ce qui est à l’intérieure.
C’est juste qu’il y a des moments, comme celui-ci, où mon esprit vagabonde un peu plus entre les extrêmes et trouve difficile de s’ancrer d’un côté ou d’un autre. Alors que mes pensées passent d’un individu à un autre, d’une situation à une autre, et d’un défi à un autre; je n’arrive pas à m’arrêter pour être soit joyeux ou triste, rempli d’espoir ou découragé, content ou frustrer. Je suis entre les deux.
Je vous porte dans mon cœur avec tout ce que cela comporte et j’aime ça comme cela.
Bon, je retourne à mes pensées ou bien mon travail. Ou bien les deux. Dans le fond, l’un est l’autre.
Ma routine du dimanche matin avant une prédication
Pour moi la routine du dimanche matin est importante. On entend souvent les athlètes parler de leur routine d’avant match. Certain on des routines très élaboré alors que d’autres on simplement une ou deux petites choses qu’ils aiment faire avant un match.
Un peu dans le même principe, sauf que je suis loin d’être un athlète, j’ai ma routine du dimanche matin avant le rencontre de l’église lorsque j’apporte la prédication.
Alors voici un p’tit aperçu de la routine d’un pasteur le dimanche matin :
J’aime me lever entre 6hr et 6h30. La cafetière est préparé la veille alors il suffit que de peser sur le bouton et le café se prépare. Ensuite je m’installe sur ma chaise de lecture et j’ouvre mon ordinateur. Je passe environ une heure à réviser mes notes et les améliorer un peu. Peut importe le nombre d’heure que j’investi dans la préparation d’une prédication pendant la semaine, ma meilleure heure de préparation est celle du dimanche matin. Je relis le texte biblique. Je relis mes notes. Je lis d’autres prédications sur le même passage. J’ajoute, je supprime, j’améliore mes notes. Pendant ce temps je bois 2-3 tasses de café.
Par la suite, je range mon ordinateur et c’est le temps de la douche. Pendant ce temps là je prie et je révise la prédication de mémoire dans ma tête.
Amélie s’occupe de préparer les enfants. Ensuite les enfants écoute un peu de télé pendant qu’Amélie et moi nous terminons de nous préparer.
J’aime que nous soyons au bâtiment de l’église pour 9hr (9h15 au plus tard). Notre rencontre commence à 10h00. En arrivant, je m’installe au bureau pour imprimer mes notes et les réviser une dernière fois.
Puis, pendant le temps qui reste avant le début de la réunion j’accueille les gens en écoutant et en observant ce qui se passe et ce que les gens disent. J’utilise ces choses pour m’enligner et discerner, autant que possible, ce que l’Esprit de Dieu fait dans le cœur des gens.
Pendant le temps de louange je fais la même chose. J’observe et j’écoute. Je prie pour les gens. Je prie pour la prédication. Puis, vient le temps de la prédication. Je m’avance et ma prière est celle-ci : « Seigneur, utilise ma bouche, agis au travers mes faiblesses et manquements, et fais ce que tu veux. »
Healthy Pastors : Pastors Do Get Depressed
Voici la troisième partie d’une série publié sur le blog The Resurgence qui traite du sujet “Pasteur en santé”. J’ai voulu inclure le lien pour que vous puissiez lire ce qui est écrit et ensuite, si cela vous intéresse, venir en parler ici dans les commentaires.
Vous pouvez lire la troisième partie ici.
Vous pouvez lire la deuxième partie ici.
Vous pouvez lire la première partie ici.
Healthy Pastors : How to help your pastor
Voici la deuxième partie d’une série publié sur le blog The Resurgence qui traite du sujet “Pasteur en santé”. J’ai voulu inclure le lien pour que vous puissiez lire ce qui est écrit et ensuite, si cela vous intéresse, venir en parler ici dans les commentaires.
Vous pouvez lire la deuxième partie ici.
Vous pouvez lire la première partie ici.
Healthy Pastors : Healthy expectations
Voici la première partie d’une série publié sur le blog The Resurgence qui traite du sujet “Pasteur en santé”. J’ai voulu inclure le lien pour que vous puissiez lire ce qui est écrit et ensuite, si cela vous intéresse, venir en parler ici dans les commentaires.
Vous pouvez lire la première partie de la série ici.



