Être papa … c'est quoi? C'est être le mari d'une femme

Dans le blogue précédent Daniel a laissé un commentaire qui résume bien ce que je veux communiquer par le blogue d’aujourd’hui.

Il à écrit :

Celui dont on reconnaît la véritable autorité de mari, ce n’est pas celui qui domine à la manière d’un macho, mais c’est celui dont l’amour envers son épouse se manifeste par un service dévoué et tendre à son égard, ce qui a pour conséquence de susciter en elle un profond respect pour son mari et une inclinaison naturelle à être affable envers lui et à prendre plaisir à lui venir en aide. Je pense qu’un homme qui aime sa femme comme Christ a aimé son Église ne peut faire autrement que de la servir afin qu’elle devienne, comme l’Église, toujours de plus en plus belle et excellente. Il ne cherche pas à se faire servir, au contraire il se consacre lui-même à la recherche du bien de son épouse. Un tel homme n’aura jamais l’impression que son épouse bafoue son autorité masculine, car celle-ci prendra plaisir en son mari, dans la joie et la
concorde.

Un texte de la Bible qui explique très bien cette relation entre le mari et son épouse est celui d’Éphésiens 5:21-33.

J’ai mentionné dans le blogue précédent que “la bible nous présente l’homme comme étant celui sur qui repose la responsabilité de diriger, veiller sur, et prendre soins de son domaine. Cette responsabilité est alimentée par son amour envers les siens. Il est un chef-serviteur qui dirige par amour.”

Soulignons certains éléments du passage d’Éphésiens qui nous aideront, les hommes, à être des maris selon l’intention de Dieu.

La première chose se trouve au verset 21, “soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ.” Il est important de comprendre ceci afin de bien appliquer le rôle de leader. Le principe générale est que chacun nous soyons soumis les uns aux autres. C’est l’idée d’une soumission volontaire envers mon prochain en le considérant comme étant au-dessus de moi. Comme le dit Paul aux Philippiens, “Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêt, considère aussi ceux des autres.” La notion de “leadership” peut être très mal appliquée si elle n’est pas comprise dans sa définition biblique. Quand l’homme définit le terme nous nous retrouvons avec l’abus, l’égoïsme, la manipulation et choses semblables. L’homme laissé à lui-même définit son leadership afin de se servir lui-même.

Cependant, comme l’a bien souligné Daniel dans son commentaire :

Jésus a dit que le premier et le plus grand parmi tous est celui qui sert, non celui qui domine: “Il n’en sera pas ainsi parmi vous; mais quiconque voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur; et quiconque voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave; de même que le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs.” (Matthieu 20:26-28)Ce principe de l’autorité d’un chef fondée sur l’excellence de son service envers autrui est un principe spirituel établi par Dieu en Jésus-Christ. En effet, nous nous soumettons au Christ parce que la manifestation de son service et de son amour pour nous nous ont convaincus de l’excellence de son autorité de chef de notre foi.

Il me sera difficile de comprendre cette définition du leadership si je ne comprends pas que tous, au départ, nous devons nous soumettre les uns aux autres. C’est à l’intérieure de ce principe que se définissent plus spécifiquement les rôles respectif du mari et son épouse dans leur foyer.

Les versets 22-33 d’Éphésiens 5 nous transporte du principe générale du verset 21 et l’applique dans le contexte du mariage. Ce que je veux faire ici c’est de souligner la part du mari. Le verset 25 dit, “maris, aimez chacun votre femme, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle.” Il y a donc ici le commandement d’aimer, la définition d’aimer, et l’exemple à suivre.

Si je veux comprendre ce que c’est d’aimer comme Dieu l’entend, je dois regarder à Christ. Il s’est donné lui-même pour nous (l’église) “afin de la sanctifier après l’avoir purifier par l’eau et la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.”(Éphésiens 5:26,27)

Donc, à l’exemple de Christ, le leadership du mari se définit par son amour. Son amour est dirigé vers l’autre, spécifiquement son épouse, et se voit par son service envers elle. Il ne la sert pas pour satisfaire ses désirs personnelle à elle mais il l’a sert en l’a pointant vers Christ afin qu’elle devienne, comme l’Église, toujours de plus en plus belle et excellente devant Dieu.

Bon, puisque ce n’est pas mon intention dans le blogue de tout défricher, je m’arrête ici. Pour un traitement plus complet je vous dirige à nouveau vers le livre suivant : Recovering Biblical Manhood and Womanhood, John Piper et Wayne Grudem.

N’oublions pas que nous sommes dans le processus de répondre à la question : être papa, c’est quoi? Un papa c’est premièrement un homme. Ensuite, et en principe, c’est le mari d’une femme. Est-ce que tout cela est important pour notre question? Absolument! J’espère que vous en êtes convaincu.

Alors voilà. Que l’Esprit de Dieu poursuive la réflexion dans vos pensées afin que par la grâce de Dieu vous puissiez être des hommes qui aimez, servez, et conduisez votre épouse et vos enfants à l’exemple de l’amour, du service et du leadership de Jésus.

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Être papa … c'est quoi? C'est être un homme!

À trois reprises, dans mon dernier blogue, j’ai fait mention de la notion de l’image de Dieu. Ce n’est pas mon intention de développer la notion de l’image de Dieu mais plutôt d’accentuer la réalité que l’être humain a été créé par Dieu (Genèse 1:26,27) (pour plus de détails voir : Recovering Biblical Manhood and Womanhood, John Piper et Wayne Grudem, Chapitre 12). Il a été créé intentionnellement par Dieu lui-même. Non seulement cela, mais contrairement au reste de la création il est particulièrement créé à l’image de Dieu; c’est à dire qu’il reflète et représente son créateur. Toute la création, nous dit la Bible, proclame la gloire de Dieu. Toute la création est un reflet de la puissance et de la gloire de Dieu. Mais l’être humain, lui, est non seulement un reflet de la puissance et de la gloire de Dieu par son existence mais il est aussi représentant de Dieu parmi la création. Ce qui ressort clairement des textes bibliques, c’est que l’être humain a été créé par Dieu. Donc, hommes, femmes, enfants; tous ont été créé par Dieu et pour Dieu (Colossiens 1:16).

Il me semble que pour répondre à notre question : être papa, c’est quoi? Il est nécessaire de revenir en arrière comme nous venons de faire. Si j’ai été créé par Dieu et si j’ai été créé pour Dieu cela veut donc dire que c’est en Lui que je trouve mon identité de père et c’est par lui que je comprendrai mon rôle de père.

Un papa c’est premièrement un homme. Cela semble évident, et devrait l’être, mais la réalité est que la notion de masculinité est parfois flou et mal comprise. Le texte de la Genèse mentionné plus haut dit que Dieu à créé l’être humain. Il les créa homme et femme (Genèse 1:27). Il y a donc parmi la race humaine une distinction: homme et femme. Vous me dites peut-être que cela est bien évident et vous avez raison. Cependant, ce qu’il faut s’assurer de saisir est ceci : si Dieu à fait cette distinction dans les sexe c’est pour une raison. Les deux, homme et femme, sont à la fois unique l’un de l’autre et complémentaire l’un avec l’autre. Hommes et femmes sont différents et créés distinctivement pour une raison car tous ce que nous sommes est un reflet de Dieu. Leurs différences servent à refléter les différences qui existent dans la trinité et leur complémentarité, unité, reflète l’unité de la trinité.

Le papa, c’est l’homme. Ce n’est pas un dictateur. Ce n’est pas un gourou. C’est un homme. Il n’est pas supérieure à la femme. Il n’est pas meilleur que la femme. Il n’est pas plus important que la femme. Cependant, il est l’homme et pas la femme.

La bible nous présente l’homme comme étant celui sur qui repose la responsabilité de diriger, veiller sur, et prendre soins de son domaine. Cette responsabilité est alimentée par son amour envers les siens. Il est un chef-serviteur qui dirige par amour.

Il y a beaucoup de choses que nous pourrions considérer mais ce n’est pas mon intention ici. Il me semble qu’il est important pour bien répondre à notre question d’être d’abord convaincu de ceci : le père est un homme créé par Dieu et pour Dieu. Il doit vivre sa masculinité, son mariage et sa paternité selon l’intention de Dieu et pour la gloire de Dieu.

Pour un bon traitement sur le sujet de la masculinité et féminité selon la bible voir : Recovering Biblical Manhood and Womanhood, de John Piper et Wayne Grudem (particulièrement la section 1, chapitre 1).

Demain, nous regarderons le deuxième point : il est le mari d’une femme!

En espérant avoir piqué votre curiosité et intérêt … bonne journée.

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Être papa … c'est quoi?

Avec la fête des pères qui approche, je me propose, et vous impose, une série de réflexions sur le sujet de la paternité.

Une récente parution de la revue “l’Actualité” avait un article intitulé : Un papa, ça sert à quoi?

Je trouvais la question pertinente étant donné que les notions de masculinité et féminité sont de plus en plus mélangées et par ricochet, les rôles de papa et maman le sont aussi.

Je suis un homme, un mari et un père donc la question m’intéresse. Je ne me prends pas pour un autre et je ne prétends pas avoir toute la connaissance ni toute l’expérience mais je crois retrouver dans la Parole de Dieu un fondement solide sur lequel je peux m’appuyer.

J’aimerais donc dans les prochains jours survoler le sujet. J’approcherai la question d’un angle un peu différent de celui de l’article dans la revue. Plutôt que de demander à quoi sert un père, je commencerai par demander c’est quoi un père.

  1. Tout d’abord c’est un homme. Un homme créé à l’image de Dieu.
  2. Ensuite, et en principe, c’est le mari d’une femme. Une femme créée à l’image de Dieu.
  3. Puis, le temps venu, un papa! Papa d’enfant(s) créé(s) à l’image de Dieu.

Une fois que nous aurons brièvement considéré ces trois choses nous serons en mesure de voir “à quoi sert” ou plutôt ce que fait un père. Il est beaucoup plus facile de savoir ce que je suis supposé faire si je comprends ce que je suis.

En espérant que le tout vous soit profitable et encourageant … Allons-y!

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Un bon livre

Je vous recommande un livre à lire : God is the Gospel, de John Piper.

En voici un extrait : “Gospel” means good news—but what makes the good news good? What is the goal of the gospel, without which it is no longer good? It is that Christ’s death brings sinners to God! Were it to bring us anywhere else we would be left hopeless. But the gospel is that God gives us himself—Christ died to give us Christ—, and this self-giving is his highest mercy to us and the best news for us! The most profound, most exceedingly gracious, final and decisive good of the good news is Christ himself as the glorious image of God revealed for our endless satisfaction.

Suivez ce lien pour lire l’introduction et le premier chapitre.

Bonne lecture.

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Souffrir ou ne pas souffrir … suite

J’ai terminé le dernier blogue avec la réflexion suivante : Qu’est ce qui rendait Paul si convaincu? Comment pouvait-il affirmer avec autant d’assurance qu’il était prêt à souffrir, même mourir pour le Nom de Jésus?

Il y a trois éléments dans le passage des Actes, chapitre 20 et 21, qui ressortent :

  1. Paul se voit comme étant lié par l’Esprit (20:22)
  2. Paul est saisi par la bonne nouvelle de la grâce de Dieu (20:24)
  3. Paul est soumis au Nom de Jésus (21:13)

Premièrement, Paul est lié par l’Esprit. Maintenant voici, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem. Paul n’avait pas peur des liens d’hommes qui l’attendaient à Jérusalem. Il était déjà lié. C’est lié qu’il se rendait à Jérusalem. Il était lié par une personne beaucoup plus puissante que des hommes. Il était lié par l’Esprit Saint. Cela était une assurance et une sécurité pour Paul. Même devant la menace qui l’attendait, il était confiant car il savait qu’étant lié par l’Esprit il était entre les mains de Dieu. Nous avons déjà lu que Paul ne faisait aucun cas de sa vie. Il ne pouvait pas puisque sa vie était lié à Dieu. Quand Paul à dit « Christ est ma vie », il était sérieux. Puisque Christ était sa vie, il était seulement logique que sa propre vie ne viennent pas en contradiction avec sa passion, Christ.

Soyez rempli de l’Esprit! N’attristez pas l’Esprit le Saint-Esprit! Marchez selon l’Esprit! L’Esprit–Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

Frères et sœurs, laissons-nous lier par l’Esprit de Dieu. Ayant renoncé à tout afin de suivre Christ, cherchons la gloire de Dieu…même dans la souffrance!

Deuxièmement, Paul est saisi par la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. Pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. Paul a été saisi par la grâce de Dieu. Il comprends que le ministère qu’il a reçu du Seigneur Jésus c’est d’annoncer la bonne nouvelle (l’évangile) de la grâce de Dieu.

Cette bonne nouvelle est tellement grande, tellement magnifique, tellement glorieuse que Paul est prêt à être mal traité, et même mis à mort pour l’avoir proclamé.

La grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu par laquelle Dieu à fait mourir son Fils afin que nous puissions recevoir le pardon de nos péchés, afin que nous soyons revêtu de la justice de Christ, afin que nous puissions le contempler, prendre plaisir en lui et marcher avec lui!

Tout ce que Dieu fait à notre égard pour nous attirer à lui est par sa grâce et pour sa gloire.

Une mention importante dans ce que Paul dit; c’est qu’il veut accomplir sa course avec joie. Donc, dans le contexte de la souffrance, dans l’attente de la souffrance, Paul parle d’être dans la joie. Comment peut-il penser à demeurer dans la joie devant la certitude de la persécution?
C’est simple. Paul est saisi par la gloire de Dieu, par la grâce de Dieu. Il ne voit pas la souffrance, il voit Christ! Il ne voit pas la souffrance, il voit la gloire de Dieu! Il ne voit pas la souffrance, il voit Dieu glorifié dans sa souffrance! Il voit ce qui est au-delà de la souffrance, la joie qui lui est réservé par la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

Troisièmement, le Nom du Seigneur Jésus. Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le Nom du Seigneur Jésus. Le Nom du Seigneur Jésus. Ce Nom qui est au-dessus de tout noms. Ce Nom devant lequel tout genou fléchira. Ce Nom que toute langue confessera.

Le Nom du Seigneur Jésus. Dans la parole nous retrouvons souvent Dieu qui utilise l’expression “à cause de mon Nom”. C’est synonyme de sa réputation, tout ce qu’il est, sa gloire. Dieu fait toute chose pour sa gloire, à cause de son Nom.

Le Nom de Jésus. Il y a un chant que nous chantons parfois en église : Jésus c’est le plus beau Nom, merveilleux Sauveur, Seigneur de gloire. Emmanuel, Dieu est avec nous. Source de joie, parole de vie.

Le Nom de Jésus était plus important que le nom de Paul. Le réputation de Jésus était plus importante que la réputation de Paul. La gloire de Jésus était plus importante que la gloire de Paul.

Paul était sous l’autorité de ce merveilleux Nom, Jésus! Jésus était son Seigneur, son maître, son Sauveur. Ce n’était pas compliqué pour lui. Il ne s’était pas assis pour réfléchir si cela valait la peine de souffrir pour Christ.

Pour la gloire de Dieu. Pour que le Nom de Dieu soit exalté et proclamé. Pour que les gens puissent reconnaître l’autorité de Jésus. Qu’il puisse voir par notre soumission à la volonté de Dieu, même dans la souffrance, que Dieu est souverain et digne d’être adorer et honorer.

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Souffrir ou ne pas souffrir …

L’apôtre Paul, dirigé par l’Esprit, s’en allait à Jérusalem. L’Esprit lui disait qu’il allait souffrir là-bas. Ses compagnons et les chrétiens qu’il rencontrait cherchaient à le dissuader de s’y rendre. Ils se sont finalement ranger à la volonté de Dieu (Actes 21:14).

Au verset 13 du chapitre 21 dans le livre des Actes Paul leur répond ceci : Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus.

Cela est toute qu’une déclaration! Un peut plus tôt, au chapitre 20 et le verset 24 il avait dit : je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Il avait fait cette déclaration en réponse à ce que Dieu lui demandait de faire. Il dit aux verset 22 et 23 : voici, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera; seulement, de ville en ville, l’Esprit-Saint m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent.

Souffrir ou ne pas souffrir … c’est une question qui fait réfléchir le chrétien. Suis-je prêt à souffrir pour le Nom du Seigneur Jésus? Au départ je ne pense pas qu’il y en ait un de nous qui aime souffrir. Je ne pense pas que Paul aimait souffrir. La souffrance fait mal. La souffrance est désagréable. Les amis de Paul ne voulaient pas qu’il souffre. Ils essayaient donc de le convaincre de ne pas aller à Jérusalem.

Pourtant, Paul était prêt à souffrir. Nous ne parlons pas ici d’un fanatique qui planifie se faire exploser devant un magasin, un arrêt d’autobus, ou un poste de police. La souffrance dont Paul était prêt à souffrir n’était pas de ce genre la. Paul était prêt à être mal traité, persécuté, lié, battu et même tué pour le Nom de Jésus. Son intention était d’aller partager la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. Il n’avait pas l’intention d’aller se suicider au Nom de Jésus. Cela n’aurait servi à rien. Il n’est pas question non plus de souffrir par manque de savoir vivre. Son intention était d’aller partager l’amour de Jésus et d’aimer. Il était prêt à être rejeté et mal traité pour cela.

Souffrir ou ne pas souffrir … Souffrir pour le Nom du Seigneur Jésus. Peut-tu dire comme Paul que tu es prêt à souffrir pour le Nom de Jésus? Qu’est ce qui rendait Paul si convaincu? Comment pouvait-il affirmer avec autant d’assurance qu’il était prêt à souffrir, même mourir pour le Nom de Jésus?

Nous verrons cela un autre jour …

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Le combat spirituel quotidien

Je lis ces jours-ci un livre de Joshua Harris intitulé, Sex is not the Problem (Lust is), anciennement publié sous le titre, Not Even a Hint. Comme il est dit à l’arrière du livre : Neither sex nor sexuality is our enemy. We need to rescue our sexuality from lust so we can experience it as God intended.

Le livre est excellent non seulement pour le sujet qu’il traite spécifiquement mais aussi pour les principes qui sont soulevés pour aider l’enfant de Dieu dans le combat spirituel quotidien.

A la page 22 il décrit notre incapacité parfois à vaincre le péché sur lequel nous aimerions tellement avoir la victoire. Ce péché dans lequel nous semblons constamment retomber malgré notre sincère désir de ne pas le faire. Cela nous décourage. Nous en avons honte. Cela vient enlever la joie de notre salut.

Ensuite la question est posée : Comment ce fait-il qu’il en est ainsi? Que faisons-nous de pas correcte dans notre lutte contre le péché? A la page 23, il propose trois domaines clés qui nous aide à voir pourquoi nous avons parfois tant de difficulté à vaincre le péché. Il dit ceci :

  1. We’ve had the wrong standard for holiness,
  2. We’ve had the wrong source of power to change,
  3. We’ve had the wrong motive for fighting our sin.

Donc notre problème se situe dans un ou plusieurs de ces trois domaines. Nous avons le mauvais standard de sainteté, ou bien nous dépendons de la mauvaise source de puissance pour changer, ou bien nous avons les mauvais motifs pour combattre le péché.

Je trouve ces trois critères très utile pour nous aider. Il est bon de faire l’exercice de s’examiner devant ces trois critères afin de nous assurer que notre standard de sainteté soit celui de Dieu au lieu d’une version réduite de la sainteté faite à notre image, que notre source de puissance soit la grâce de Dieu en Jésus Christ au lieu de notre volonté et force personnel, et que notre motivation soit l’honneur et la gloire de Dieu plutôt que la victoire seulement.

En espérant que ce petit aperçu du livre vous soit utile. Bonne journée.

Pour plus d’information concernant le livre de Joshua Harris ou pour vous le procurer (j’le recommande) suivez ces liens: SovereignGrace; Joshua Harris

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Cheeseburger sans fromage

Pourquoi ce titre? J’aime l’image mais je n’aime pas ce que l’image implique. Un cheeseburger sans fromage. Cela est contradictoire. Un cheeseburger sans fromage n’est pas un cheeseburger.

La raison pour laquelle je pense à cela est que dernièrement j’ai eu des discussions avec des personnes qui prétendent être chrétien mais qui ne sont pas intéressé à suivre Jésus.

Malgré la tendance populaire qui voudrait que cela soit ok, je ne peux faire autrement que d’arrêter ces gens et de leur dire que ce qu’ils disent ne fait tout simplement pas de sens. C’est contradictoire.

Comment ce fait-il que des gens puissent dire, et cela avec beaucoup de sincérité, qu’ils croient en Jésus comme Sauveur mais qu’ils le rejettent en même temps pour qui il est; Le Seigneur. J’accepte ce que Jésus à fait mais je rejette qui il est! WOW! Comme si Jésus était deux personnes. Un jour il est Sauveur et l’autre il est Seigneur.

Une telle opinion de Jésus permet à une personne de s’identifier à Jésus tout en vivant contrairement à ce que Jésus demande. Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous ne pouvons pas accepter que le Nom de Dieu soit profané de cette façon.

Qu’elle est donc le problème? Il n’y a pas de réponse tout simple mais j’aimerais mentionner une chose particulièrement: c’est que nous avons centré le salut sur l’homme. Nous avons réduit le salut à ce qu’il accompli pour l’homme en le réconciliant avec Dieu, puis nous sommes arrêter là, comme si c’était tout. Nous avons besoin de faire marche arrière.

J’aime bien ce que dit John Piper : From beginning to end nothing in the Bible is more ultimate in the mind and heart of God than the glory of God—the beauty of God, the radiance of his manifold perfections. At every point in God’s revealed action, wherever he makes plain the ultimate goal of that action, the goal is always the same: to uphold and display his glory.

Ce qui est centrale c’est la gloire de Dieu. Je crois que cela est fondamentale. Autrement, il sera difficile de comprendre et d’accepter l’exigence de Dieu que nous marchions dans la sainteté, que nous soyons les immitateurs de Jésus.

Voyez la différence : si ma perspective du salut est centré sur moi je vais croire en Christ premièrement parce que je veux être sauvé. Je ne veux pas aller en enfer. Je veux les bénédictions rattachées au salut. Si ma perspective du salut est centré sur moi il ne sera pas trop intéressant de marcher avec Jésus puisque le suivre exige que je renonce à moi-même afin de le laisser vivre en moi.

Mais, si ma perspective du salut est d’abord centré sur la gloire de Dieu je pourrai mieux comprendre que le salut que j’ai reçu de Dieu est merveilleux non pas principalement parce qu’il me sauve de l’enfer mais principalement parce qu’il me permet de vivre pour Dieu. Mon salut en Jésus Christ sert à faire valoir le Nom et la gloire de Dieu en me réconciliant avec Lui et me permettant de prendre plaisir en Lui. Chose que le péché ne permettait pas. Puis, ayant cette perspective, je comprendrai alors que suivre Christ est basé sur la même chose. Je comprendrai qu’il est impossible pour moi de glorifier Dieu par ma vie sans lui être soumis, sans renoncer à moi-même en disant comme l’apôtre Paul : maintenant ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi.

Permettez moi de citer Piper encore ici : And yet incomprehensibly, in this Christ-diminishing, soul-destroying age, books and seminars and divinity schools and church growth specialists are bent on saying to young pastors, “Lighten up.” “Get funny.” “Do something amusing.” To this I ask, Where is the spirit of Jesus? “If anyone would come after me, let him deny himself and take up his cross and follow me. For whoever would save his life will lose it, but whoever loses his life for my sake will find it” (Matthew 16:24-25). “If your right eye causes you to sin, tear it out and throw it away. For it is better that you lose one of your members than that your whole body be thrown into hell” (Matthew 5:29). “Any one of you who does not renounce all that he has cannot be my disciple” (Luke 14:33). “If anyone comes to me and does not hate his own father and mother and wife and children and brothers and sisters, yes, and even his own life, he cannot be my disciple” (Luke 14:26). “Follow me, and leave the dead to bury their own dead” (Matthew 8:22). “Whoever would be first among you must be slave of all” (Mark 10:44). “Fear him who can destroy both soul and body in hell” (Matthew 10:28). “Some of you they will put to death . . . But not a hair of your head will perish. By your endurance you will gain your lives” (Luke 21:16-19).

C’est une chose très dangeureuse que de séparer le salut de Christ de sa Seigneurie. Le résultât de cette séparation est un grand nombre de personne qui disent apartenir à Christ puis qui lui rendent un mauvais témoignage par leur vie. Cela est aussi contradictoire et à aussi mauvais goût qu’un cheeseburger sans son fromage.

La grâce de Dieu qui me conduit au salut par la foi en Jésus est la même grâce qui par la suite me permet de marcher et de croître dans l’obéissance. Il n’y a pas deux foi : une pour le salut et une autre pour l’obéissance. Lorsque j’ai placé ma foi en Jésus comme Sauveur, je lui ai cèdé ma vie pour qu’il en soi le Seigneur. Autrement, je ne me suis pas repentis.

L’appel de Dieu n’est pas seulement qu’un appel à être sauvé mais aussi et simultanément un appel à le suivre. Tout cela par la grâce de Dieu, par le moyen de la foi en Jésus Christ pour la gloire de Dieu.

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Le juste et le moins juste

En préparant une série de message dans le livre de Habakuk, il y a un verset que j’ai trouvé particulièrement intéressant.

Alors que le prophète Habakuk s’intéroge au sujet de l’injustice du peuple qui demeure impuni, il demande à Dieu ce qu’il attend avant d’intervenir pour punir.

La réponse que Dieu lui donne n’est pas exactement celle qu’il attendait. Dieu lui dit qu’il va susciter les Chaldéens, peuple furibond et impétueux, qui traverse de vastes étendues de pays, pour s’emparer de demeures qui ne sont pas à lui.

En autres mots, Dieu dit à Habakuk : Habakuk, je ferai monter contre mon peuple un peuple méchant. Un peuple plus méchant que mon peuple.

Habakuk est rempli de foi et de respect à l’égard de Dieu. Il n’hésite pas à exposer sa difficulté à comprendre le plan de Dieu. Au verset 13 il dit à Dieu : Est-ce que tu permettrais qu’un méchant dévore celui qui est plus juste que lui?

Donc, Dieu, il est vrai que ton peuple vit dans la méchanceté et ne vit pas dans l’obéissance et la droiture. Mais toi, tu le corrigerais par le moyen d’un peuple qui ne te connais pas du tout. Un peuple qui fait des choses effrayante! Un peuple qui prend plaisir à détruire tout sur son passage! Un peuple qui ne te craint pas!

Ce qui me frappe particulièrment est la question d’Habakuk : Tu permettrais qu’un méchant dévore celui qui est plus juste que lui?

Ceci me fait penser à un verset dans 1 Pierre 3: 18. Le verset n’est pas relié au passage dans Habakuk mais le principe suscité par la question d’Habakuk s’y trouve. C’est le principe suscité par la question qui est le parallel que je veux faire. Le verset nous dit que Christ a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu.

Pour Habakuk, il était difficile de saisir que Dieu permettrait qu’un plus juste (son peuple, Israël) subisse le sort d’un plus méchant (le peuple Chaldéens).

Le parallel avec Jésus est frappant. Lui juste pour des injustes. Dieu dans sa grâce n’a pas hésité à faire mourir Jésus (le juste) pour nous (les injustes). Notre méchanceté c’est abattue sur Jésus. La différence ici (contrairement avec Israël dans le temps d’Habakuk) c’est que Jésus ne méritait pas ce châtiment. Il l’a subi à notre place, pour nous, à cause de nous, par nous. C’est nous qui le méritions.

Lui (Jésus) juste pour des injustes!

Oui, Dieu permet qu’un méchant dévore celui qui est plus juste que lui! Il n’y aurait pas eu de salut pour nous si cela n’avait pas été le cas.

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